L’échauffement, c’est important!

Tout d’abord, quels sont les intérêts physiologiques de l’échauffement?

  • Aux niveaux musculo-tendineux et articulaire, il est prouvé que les muscles et les tendons ont un rendement maximum à la température de 39°C. Cette température permet une baisse de la viscosité des muscles, une augmentation de l’élasticité des tendons et une croissance de 80% de la souplesse musculaire, ainsi qu’une hausse du débit d’oxygène sanguin et des réactions plus rapides aux messages nerveux. Une fois échauffées, les articulations sont lubrifiées grâce à la sécrétion de synovie par la membrane synoviale. De quoi permettre des gestes plus amples, plus fluides et une technique mieux respectée tout en minimisant le risque de blessures.
  • Au niveau neuromusculaire, le système nerveux, central et des voies efférentes (qui envoient les messages d’action motrice) est influencé par la température centrale. Son fonctionnement est optimal entre 38°C et 39°C. L’échauffement permet donc d’avoir un meilleur contrôle et une meilleure coordination corporelle.
  • Au niveau récupération , un organisme échauffé récupère mieux suite à un même effort, qu’un organisme non échauffé grâce, notamment, à la réduction des traumatismes articulaires et musculaires.

L’échauffement doit tenir compte de plusieurs paramètres pour être adapté et complet.

  • L’horaire : Une séance d’entrainement faite tôt le matin nécessite un temps d’échauffement plus long.
  • La météo et la température : L’échauffement doit être plus long par temps froid et/ou pluvieux, pour obtenir le même effet qu’à une température plus élevée.
  • Le type d’effort : L’échauffement doit être adapté à l’intensité de l’effort qui va suivre et il doit être très lent. Par exemple, plus la distance de compétition est courte, plus l’échauffement va être long. Il faut s’échauffer en moyenne 25′ avant un 5 km et 15′ à 20′ avant un 10km.
  • L’âge : Le temps d’échauffement doit augmenter avec l’âge. Il faut savoir prendre le temps de bien se préparer pour limiter les risques de blessures.
  • Psychologique : L’échauffement définit le début de la séance. La journée de travail est finie et les soucis s’estompent. Le coureur se détend, se concentre et est disponible pour l’entrainement.
  • Progressif : Evoluer progressivement vers l’effort pour limiter les risques de blessures et favoriser la récupération.

L’hiver arrive, soyons encore plus attentifs à notre échauffement, le soir sur le stade, et avant les compétitions!

Bon entrainement…après l’échauffement!

Publié le 7 octobre 2018