Club d'athlétisme à Aix en Provence 13

LA SAGA MARATHON : définissez votre objectif (5)

Un peu d’histoire et quelques dates :

1966 : Mlle Roberta Gibb, 23 ans, parcourt les 42.195kms en 3h21′ à Boston. Elle avait attendu le signal du départ cachée dans les buissons et s’était faufilée dans le groupe des concurrents sans être remarquée…Elle ne figure pas dans le classement officiel car à l’époque le marathon est interdit aux femmes…!!!

1967 : Katherine Switzer, enregistrée avec un dossard masculin court « officiellement » de bout en bout le marathon de Boston. Le public prendra sa défense face aux organisateurs qui essayent de l’expulser « manu militari »…

Bravo à ces femmes courageuses qui se sont battues et  nous ont ouvert la voie…En 1980 les femmes auront le droit officiellement de courir la distance du Marathon en France….ce n’est pas si loin !!

Définissez votre objectif chronométrique :

Il existe des tableaux de données qui permettent de prévoir à peu de chose près, votre temps sur marathon en se référant à vos chronos sur 10kms et semi officiels.

exemple :

40′ au 10kms – 1h28 au semi…on peut envisager 3h05′13 sur marathon -

45′ au 10kms – 1h39′13 au semi….3h28 au marathon

50′ au 10kms – 1h50′15 au semi….3h51′31 au marathon

55′ au 10kms – 2h01′16 au semi….4h14′39 au marathon

1h au 10kms – 2h12′18 au semi….4h37′49 au marathon

Vous comprenez ainsi l’importance d’un travail régulier en VMA (une à deux séances par semaine) avec des intensités de 100 à 105% pour des durées de 30 » à 1′, avec des récupérations actives qui permet de progresser…et d’augmenter votre cylindrée.

En vue du marathon, le semi-marathon constitue un test idéal, à la fois par sa distance qui nécessite quelques qualités propres aux marathoniens et par la facilité arithmétique permettant de passer d’une discipline à l’autre. Multipliez votre record au semi par deux, ajoutez-y la perte liée à la fatigue et vous trouverez votre temps sur marathon..

N’oublions pas cependant le facteur psychologique. Plus l’effort est prolongé, plus le mental devient important. En cours d’épreuve, c’est encore le mental qui vous permet de vous surpasser et franchir le fameux « mur » du trentième kilomètre que tout marathonien connaît. (moment où le glycogène musculaire est épuisé et où l’organisme doit mettre en route le métabolisme de secours.)

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