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LA 6000D, ÇA PLAGNE POUR NOUS!
Départ de Aime (joli nom, non?), ca part tranquille, les quelques 700 engagés s’étalent sur un large chemin relativement plat, idéal pour s’échauffer et se mettre dans le rythme. On reste ensemble sur les 8 premiers kilomètres et j’attaque ensuite l’ascension avec Michel, en sous-bois puis sur des pentes herbeuses un peu plus raides. Nathalie, prudente, gère… La bise nous rafraîchit, rendant cette première montée agréable. Après 17km et 1400 m de dénivelé absorbés en un peu plus de 2 heures, nous arrivons à la station de Aime-La Plagne où nous attend une petite descente que Michel s’empresse de dévaler, à fond, comme à son habitude. Au passage, Alain, Sophie et Isabelle y vont de leurs encouragements. Les arbres ont disparu, place aux chemins de 4×4 qui serpentent entre les remontées mécaniques, le ciel se couvre. Ce trail est roulant, depuis la station on court quasiment en permanence, je prends un peu d’avance sachant que Michel reviendra. Avec l’altitude, le froid devient plus mordant et la respiration plus haletante, nous sommes maintenant pénétrés par le brouillard. Les conditions sont réunies pour affronter la montée du glacier, ultime difficulté franchie après 4h32′ d’ascension quasiment ininterrompue. Et elle est vraiment raide, pas moins de 50 minutes pour 450 m de dénivelé gravi à un pas himalayen, dans une boue fraîchement décongelée de l’hiver, personne ne parle, on ne voit pas à dix mètres, le sommet se fait attendre… Moins deux degrés, j’ai à nouveau les doigts gelés et j’attaque la descente sans conviction, dans la douleur, en espérant que Michel me rejoigne pour m’aider à craquer mes chaufferettes et me les mettre dans mes gants. Avant d’arriver au ravito, je croise Pascal sur le point d’amorcer la montée du glacier. Son regard me fait penser au mien, au même endroit, lorsque j’ai à mon tour levé les yeux pour regarder passer la tête de course, il y a plus d’une heure. Les accompagnants, beaucoup moins fringants, sont littéralement congelés à notre passage au ravitaillement. Incapable de remplir mon Camelback, tenant avec grand peine un gobelet de Coca avec ce qui me reste de mains, Alain me sera d’une aide précieuse. On dit que la 600D se gagne à la descente, je confirme. Dès le sommet franchi, les passages sont plus techniques, la traversée des névés sur les fesses est de loin la plus efficace et les gamelles se comptent à la pelle pour ceux qui cherchent à défier les loi de la pesanteur sur leurs pauvres chaussures! Avec tout ça, Michel a pris pas mal d’avance dans la descente et je suppose que Nathalie n’est pas très loin. La « petite » montée de 350m de dénivelé au 40ème km n’est finalement pas si terrible et se négocie sans perdre de place. À La Plagne Bellecôte (6h25′) avant dernier pointage, il reste 18 km de descente. C’est long, très long. Le soleil réapparaît et la chaleur avec, on débâche. Et là , ça déroule, chemins larges en sous-bois, descentes raides pour les genoux par moment, montagnes russes avec relances vers la fin et pour finir, 3km de plat total au bord de l’Isère où l’on peut faire la course contre les rafts, pour changer. Pour moi ça va, même si la descente n’est pas mon fort, je retrouve un rythme et gagne une trentaine de place. À l’arrivée, tout le monde est content, Michel a pris 11 minutes, je termine à l’arrache en 8h29′, Nathalie suit à une vingtaine de minutes, accrochant une superbe et méritée seconde place en V1F et Pascal rentrera dans les temps à 10′ de la barrière horaire. La course se gagne en 5h50. La 6000D est un trail à la hauteur de sa réputation, accessible et plutôt « roulant » par rapport à la Sky Race de 2009, avec une organisation sans faille et une ambiance soigneusement entretenue. La remise des prix sur les podiums des JO de 92 en est un exemple! On est un peu déçus en revanche par le décor un peu trop « mécanisé » à notre goût, il est vrai, pénalisé par une météo qui nous a privée de magnifiques panoramas sur le massif du Mont Blanc et de vues imprenables sur les sommets de la Vanoise. À faire dans une vie de traileur.
Eric
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| Rang |
Dossard |
Nom Prénom |
Temps Course |
Place Sexe |
Place Cat. |
Cat. |
| 155 |
582 |
TOMEZYK Michel |
08:17:55 |
150 |
44 |
V1M |
| 194 |
118 |
BONNET Eric |
08:29:48 |
189 |
16 |
V2M |
| 263 |
929 |
BERANGER Nathalie |
08:52:39 |
9 |
2 |
V1F |
| 624 |
446 |
MONDEJAR Pascal |
11:52:52 |
579 |
74 |
V2M |